Que la flamme de la connaissance brûle…

Idumban (Idumbar)

« Idumban, Idumbar, ou encore Idubar » est un nom hautement symbolique, puisqu’il veut dire “orgueilleux”.  Idumbar n’est pas lié au Seigneur Muneeswarar. Selon la légende, Idumbar est un Arakan (Rakshasas = dans le monde du Ramayana et du Mahabharata, Rakshasas sont une race d’humanoïdes surnaturel. Il y avait à la fois le bon et le mal, en tant que guerrier, ils se sont battus aux côtés des armées du bien et du mal. Ce sont donc des puissants guerriers, magiciens et illusionnistes experts).  Nous pouvons habituellement trouver des statues d’Idumban dans le temple Murugan. Il est considéré comme un grand dévot de « Sri Muruga ». Plus tard, il a été comme un Karval Deïvam (guerrier des dieux).  Plusieurs légendes existent concernant les origines d’Idumban, toutes ces légendes nous sont liés aux origines du « Cavadee » dans la dévotion au Seigneur « Mourouga ».


Le Sage Agastya voulut prendre possession de deux collines appelées « Sivagiri » et « Saktigiri ». Il envoya son disciple, un asura appelé « Idumban » à la quête de son désir. Il était l’un des rares survivants de la guerre entre les forces du Dieu « Mourouga » et ceux de « Surapadman » (dans d’autres versions il est considéré comme un bandit repenti, disciple d’un gourou).  Suite à une défaite d’un concours entre « Mourouga » et « Ganesha », le seigneur « Mourouga » se sentit blessé d’avoir perdu. Le seigneur « Ganesha » remporta le fruit précieux (le Jnana-pazham) en allant simplement autour de ses parents.  « Mourouga », triste de sa défaite, alla s’assoir sur son paon et dépourvu de colère, il promit de quitter sa maison et sa famille. Il partit en direction de Tiru Avinankudi au Adivaram. Shiva apaisa la colère de celui-ci, en lui proclamant qu’il était lui-même a été le fruit (pazham) de toute sagesse et de connaissance. D’où cette place a été appelée «Pazham Nee» ou « Palani ». Plus tard, il se retira dans la colline et s’y installa comme un refuge de paix et de solitude.

Idumban porta sur ses épaules les deux collines en bandoulière sous la forme d’un cavadee. Lorsqu’il atteint « Palani », il se sentit fatiguer, il déposa le Cavadee pour prendre du repos. Lorsqu’il reprit sa route, il a constaté qu’il ne pouvait plus soulever les collines. « Mourouga » avait prit la forme d’un petit garçon empêchant Idumban de continuer sa tâche. Le refus de ce petit garçon de quitter les collines déclencha une bataille acharnée. La mort d’Idumban suivit, mais il fut ramené à la vie par la suite. Ainsi, il s’aperçut que le garçon n’était d’autre que son Dieu de dévotion : Sri Mourouga, il adressa donc des prières en l’honneur de cette déité.

Dans d’autre version, suite à la mort d’Idumban, les sages et bons nombres de fidèles demandèrent avec insistance la grâce d’Idumban, si bien que leur Dieu accepta de le ressusciter. Pour le remercier Idumban et ses proches firent la promesse de porter le Cavadee tous les ans et d’offrir leur douleur au Dieu. Apaisé, « Mourouga » promit à son tour que tous les mortels qui porteront le Cavadee jusqu’à son temple seront récompensés et obtiendront sa grâce tout en se rapprochant de lui, de sa sagesse et de sa bonté. Aujourd’hui, des milliers d’hindous portent le cavadee comme offrande au Seigneur pendant le « Thaipusam ». Ils symbolisent donc les collines de la charge que « Idumban » portent sur ses épaules.

D’autre version mentionne un démon nommé « Tharakasuran » qui  troublait « les Rishis et les Saints ». Le Seigneur Mourouga était appelé par ses parents Shiva et Parvati pour détruire les asuras. Il prit douze armes, dont onze de son père le Seigneur Shiva et une arme donnée par sa mère Parvati, « le VEL ». Mourouga détruit « Tharakasuran » le jour « Pusam Nakshatra » dans le mois Tamoul de « Thaï » et donc c’est pour cela que « Thaï Pusam » est célébré dans tous les temples de Mourouga.


Selon une autre légende, Shiva dédia un mantra à Parvati, mais il s’aperçut que Mourouga était en train de les espionnés. Suite à cette faute, Parvati envoya une malédiction sur lui, en correspondance avec la règle selon laquelle même un fils, si égaré, devrait être punis. Pour se racheter de sa malédiction. Il effectua une dure pénitence à « Thirupparankundram ». Satisfait de sa pénitence, Shiva et Parvati se manifesta devant lui et leva la malédiction. Ce jour était le jour de « Pusam Thaï ». C’est donc une journée spéciale pour le culte du Seigneur Subrahmanya

Ainsi peu importe la légende, le jour du Thaipusam, les fidèles font des offrandes à Muruga. Les fidèles dévots effectuent leurs pénitences en ayant la pensée : « Que les gains d’un dévot de Sri Mourouga durant le Cavadee est inestimable à la douleur qu’il s’inflige durant sa pénitence. »

On note que sur l’île de la Réunion, après le Cavadee des fidèles sacrifient un coq ou un bouc pour ce guerrier. Il s’agit d’un remerciement au bon déroulement de la pénitence.

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COMORASSAMY Patrice


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